Une Taïwanaise à la Mapra par Florence Charpigny
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Les formes anthropomorphiques que Mei Yueh Chen nomme elle-même cocons sont autant de protections qui ont abrité sa métamorphose. Ce terme, induit par la démarche de l’artiste, est particulièrement radical, il appelle une mutation absolue, dit implicitement le repli sur soi, la douleur propres à tout travail d’acculturation. Cela, ce qui ressortit de l’intérieur, l’artiste ne le montre pas, ne le suggère même pas: ces masques multiples, ces membres abandonnés sont autant d’enveloppes gardant le mystère de ce qu’elles ont contenu, abrité, de dépouilles signant une (re)naissance à un autre monde. Cocons aussi les grands cônes de papier journal, au symbolisme un peu laborieux (l’intérieur en journaux taïwanais, l’extérieur en journaux français), minutieux, impeccables. Tout comme chaque objet, net et précis, un peu lisse, un peu froid, un peu retenu. Au total, une démarche attachante par sa simplicité et sa sincérité, une artiste à suivre.
C’était à la Mapra |
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